Le Président de la République Joseph Kabila Kabange et le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires sociales et de la Santé, Mme Laurette Onkelinx ont passé en revue, au cours d’un entretien vendredi au Palais de la nation à Kinshasa, des questions relatives au partenariat dans le domaine des mutuelles de santé entre la République Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique. Mme Onkelinx, qui vient d’achever une visite de travail de cinq jours en République Démocratique du Congo, a qualifié son entretien avec le Président Joseph Kabila de " véritable réunion de travail ". Elle a affirmé avoir abordé avec le Chef de l’Etat congolais tous les thèmes de partenariat que Kinshasa et Bruxelles sont en train de mettre en place, notamment les questions des mutuelles de santé, de manière que partout en RDC, jusqu’aux moindres villages, on puisse effectivement accéder à la santé. Elle a indiqué, en réponse à une question, que certaines mutuelles de santé existent déjà en RDC, citant le cas de la zone de santé de Busiriri, au Sud-Kivu, avec 7.500 affiliés, lesquels ont accès presque gratuitement aux soins de santé. Des mutuelles belges, a-t-elle ajouté, vont intervenir directement dans la formation des gestionnaires de ces mutuelles ainsi qu’au moyen des soutiens financiers. Ceci, a-t-elle poursuivi, s’inscrit dans le cadre du réchauffement des liens de coopération entre Kinshasa et Bruxelles. Pour Mme Onkelinx, en dehors de beaux mots échangés entre les Chefs d’Etat et les discours protocolaires des ministres des Affaires étrangères, ce qui importe, c’est avant tout "le regain d’amitié entre les deux peuples à travers des projets concrets".
Parlant de son dernier séjour à Bukavu, au Sud-Kivu, elle a affirmé avoir eu de l’émotion lors de sa visite à l’hôpital de Panzi, où elle a retrouvé des centaines de femmes qui ont connu des moments tragiques de viol et qui connaissent des difficultés de réintégration dans leurs communautés. Elle s’est, par ailleurs, félicitée d’avoir remarqué que des hommes et des femmes en RDC, notamment au Sud-Kivu, ont du courage après des moments tragiques de guerres, en se prenant en charge pour refaire leur vie à travers des mutuelles de santé qui, a-t-elle dit," fonctionnent merveilleusement bien". Kinshasa et Bruxelles, rappelle-t-on, ont signé mercredi dernier un accord de coopération dans le domaine de la santé publique et médicale ; et la vice-Premier ministre belge, Laurette Onkelinx et le ministre congolais de la Santé, Mopipi Mukulumanya ont pris part, à Kinshasa, à un atelier sur " l’assurance et le contrôle de qualité des médicaments ". Il est entendu, par ailleurs, que la Belgique va s’investir pour la création, en RDC, d’une agence nationale de médicaments en assistant la RDC dans l’installation d’un système efficace d’inspection d’industries pharmaceutiques sur base de l’analyse des risques.
Mme Onkelinx se dit favorable à une visite royale le 30 juin à Kinshasa
La vice-Première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, Laurette Onkelinx, s’est clairement prononcée en faveur d’une participation du roi Albert II aux commémorations du 50ème anniversaire de l’indépendance de la République
Démocratique du Congo (RDC), le 30 juin prochain à Kinshasa, dans une interview diffusée vendredi par la RTBF-radio. "Mon avis, quel est-il ? C’est que le roi doit évidemment venir. Je pense que si le roi ne répond pas à cette invitation, on aura cette impression qu’il y a comme une nostalgie de la colonisation. Et pas la volonté, au contraire, de soutenir ce travail autour de l’indépendance du Congo et de la reconstruction", a-t-elle affirmé lors de son séjour en République Démocratique du Congo (RDC), entamé lundi et qui s’est terminé vendredi. M. Kabila avait annoncé le 19 janvier dernier avoir invité le souverain belge à assister aux commémorations du cinquantenaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge à l’issue d’un entretien avec le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, à Kinshasa en RDC. M. Vanackere avait assuré mercredi au parlement que le gouvernement avait "encore du temps" avant de répondre à l’invitation - encore orale - lancée par le chef de l’Etat congolais au roi des Belges.
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